04.07.2009
LE LAUREAT DE 2008 DU RENAUDOT, LE GUINÉEN TIERNO MONENEMBO, À ...
Présent à Alger pour le Festival international de la littérature et du livre de jeunesse, l'écrivain guinéen Tierno Monénembo a entre autres animé une conférence sur l'écriture africaine et procédé à une vente-dédicace de son avant-dernier roman, Peuls, sorti il y a à peine quelques semaines aux éditions Apic.
En plus, en faisant du Sérère (le cousin à plaisanteries du Peul), le narrateur de l'histoire des Peuls, j'ai fait d'une pierre deux coups : proposer une autre façon d'écrire l'épopée qui, on le sait, est souvent solennelle, pleine de pathos.
Montrer que les identités ethniques ne sont pas toujours meurtrières, pour parler comme Amin Malouf, et qu'on peut comme les anciens Africains faire de l'humour là-dessus sans ravager la contrée.La voix des ancêtres ou encore l'oralité est-elle une manière de vous réapproprier le passé et ainsi la mémoire collective de tout un peuple 'Les écrivains africains du nord au sud traînent leur plume par terre dans l'espoir de recueillir des bribes de mémoire.
Abdelkébir Khatibi (il n'a pas écrit la Mémoire tatouée pour rien), Mohamed Khaïr-Eddine, Hampâté-Bâ, Ahmadou Kourouma, William Sassine (qui a écrit Mémoire d'une peau)… nous sommes tous des obsédés de la mémoire, raison pour laquelle nous écrivons, car la littérature est un excellent endroit pour régler les comptes avec la mémoire.Cette question de la mémoire n'est-elle pas également due au fait que le continent n'a pas encore résolu tous ses problèmes avec le passé, marqué notamment par la colonisation 'Vous avez raison et le problème est d'autant difficile à résoudre que la colonisation elle-même est une partie de notre mémoire.
Source:
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=117658
12:16 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : laureat, renaudot, guin, tierno, monenembo




Écrire un commentaire